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To Turpan




Posted on: 2007-06-25
Category: China 2004 (See more...)
Liuyuan Station
Vers Turpan (吐魯番)

Urumuqi, du moins ce que j'en ai vu, est une ville qui engloutit le voyageur. A l'arrivée de Turpan, en descendant du bus, ce qui est tout de suite inévitable c'est le bruit, la circulation, les musiques qui se melent, Han, Oigours grouillent dans les rues. J'ai pris, dès l'arrivée dans la gare un billet pour Kuche, une oasis au sud d'Urumuqi qui sera la prochaine étape.

J'ai déjà hate de revenir ici, explorer les bazars, me noyer dans cette marée humaine aux mille visages, yeux bridés, ronds, marron clair, clin d'oeuils parfois complice, barbes, voiles...

Classiquement, alors que je viens de répertorier les prises de son effectuées depuis DunHuang, j'ai envie en quelques phrases de me remplonger dans les événements et pensées de ces deux derniers jours... Le bus démarre, je ne sais pas si je vais pouvoir continuer plus longtemps à écrire sur ce carnet.


Après la visite des dunes de DunHuang, j'ai presque apprécié errer quelques minutes à la recherche d'un fax nécessaire au virement d'Arnaud, ne pouvant plus utiliser sa visa. Dans un bus, bagages sur le toit, j'ai ensuite glissé à bonne vitesse dans une chaleur supportable dans la poussière du désert jusqu'à LiuYuan, la gare de Dunhuang à 1h30 de route. L'attente y a été longue mais j'ai beaucoup aimé observer les habitants, habits flottants dans le vent, à attendre, comme moi sur la grande esplanade de la gare routière et ferrovière. Le vent soufflait en bourasques, les couleurs des nuages donnaient et les affiches publicitaires donnait une teinte année soixantes à l'atmosphère.

Puis le train est arrivé. Le tourisme à donné à cette ville aux airs de Plunge ou Zoige une infrastructure fort agréable. Salle d'attente, horraires consultables sur une borne à écran tactile. Alors que dehors les immeubles ressemblent en pire à ceux de la banlieue Cluj Napoca dans la Roumanie des années 90. Le quai est baigné d'un lumière de coucher de soleil venant du désert entourant la ville.

Il fait une chaleur étouffante dans le train. Le wagon couchette est plein. J'ai retrouvé avec une joie immense le plaisir de pouvoir saisir à pleines mains, les yeux écarquillés, cette Chine qui voyage. Je fait également mes premières rencontre de voyage qui vaillent le coup. Assis en face d'Arnaud se trouve un allemand, Daniel, étudiant à Beijing et sortant d'un stage ingénieur chez BMW.


Arrivé à la gare de Turpan, rapidement nous avons grimpés dans un minibus pour le centre ville à 1h de route. Il était six heures, la chaleur était déjà étouffante et très sèche. Je n'ai pas encore retrouvé cette sensation prenante de poix huileuse des quarante deux degrés humides des nuits de WuHan. Je m'en suis seulement approché lorsque, dans le train, dormant sur la couchette haute, je n'étais plus refroidi par le souffle de la marche lors des arrets.